Nouvelle voiture, nouvelle aventure…

Nous avons une voiture depuis hier ! Hourra, bon ça ne résout pas tous nos problèmes puisque du coup nous avons rendu la voiture de location et que nous continuons donc à partager une voiture pour deux mais au moins c’est NOTRE voiture (pas vraiment, en fait c’est un lease, c’est donc plutôt une location longue durée mais la différence c’est que si on a envie de coller des autocollants dessus, on ne se gênera pas !).

Bref pour fêter cet événement, je me suis dit que j’allais partager avec vous la petite aventure qui nous est arrivée ce matin avec les enfants.

11h15, nous étions au parc depuis un peu plus d’une heure et les petits commençaient à réclamer à manger. Il était grand temps de rentrer. Nous ramassons donc pelles et camions dans le bac à sable et nous dirigeons vers la voiture qui était garée en plein soleil (les parkings manquent cruellement d’ombre par ici). Les jouets étant plein de sable (et oui c’est plus rigolo de jouer avec du sable mouillé) et n’ayant pas de sac pour les ranger, je me suis dit qu’ils seraient très bien au pied du siège avant côté passager (il y a de jolis tapis de protection en plastique par terre qui sont très faciles à nettoyer). J’ouvre donc la voiture, dépose les jouets et j’en profite pour mettre le contact, histoire de lancer la climatisation pour rafraîchir la voiture le temps d’installer les enfants sur leur siège respectif. Je ferme la portière avant, me dirige vers la portière arrière, soulève la poignée… Portière bloquée ! Ok tout va bien, pas de panique, c’est sûrement la protection enfant qui fonctionne aussi depuis l’extérieur, je repasse du côté de la portière avant (celle que je venais de fermer), soulève la poignée… Portière bloquée ! Mon cerveau commence à se mettre en mode ‘commando de survie’ : on a un peu d’eau, des jeux et des toilettes pas loin, il ne pleut pas, ne fait pas trop chaud… Je fais le tour de la voiture pour essayer la portière côté conducteur… Verrouillée également. Sans trop y croire je vais tout de même vérifier la deuxième portière arrière et le coffre, évidemment bloquées elles aussi. Je me trouvais donc à côté de ma supère nouvelle voiture, clé sur le contact, moteur en marche, et dans l’impossibilité de rentrer à l’intérieur (avec en prime deux petits qui commençaient à s’impatienter et à se demander à quoi je jouais). Mon chéri en déplacement à Boston pour 3 jours, le double des clés de la voiture à la maison, les clés de la maison et les papiers de l’assurance dans le vide-poche de la voiture condamnée, j’ai soudain repensé à l’une des dernières phrases prononcées la veille par notre vendeur de voiture : « Si à n’importe quel moment, vous avez la moindre question sur le véhicule, n’hésitez pas à m’appeler, vous avez ma carte ». J’avais effectivement conservé sa carte dans mon sac à main et ni une, ni deux, j’ai composé son numéro. Manque de chance, c’était son jour de congé. En y repensant, je ne vois pas trop ce qu’il aurait pu faire pour moi mais dans le stress de la situation, je n’ai pas vraiment pris le temps de réfléchir. La personne du garage à qui j’ai parlé a été assez compréhensive, et m’a donné le numéro d’un service d’assistance qui m’a tout de suite rassuré : pas de problème, on peut vous envoyer quelqu’un. J’ai quand même passé 10 minutes au téléphone avec elle à lui expliquer où l’on se trouvait (pour une raison obscure, le nom du parc n’apparaissait pas sur sa carte). Après ça tout s’est plutôt bien terminé. J’ai reçu un sms presque immédiatement m’indiquant que le dépanneur arriverait à 12h20. Les enfants ont été sympas, je n’ai eu droit qu’à une crise au début du genre : « – Je veux rentrer tout de suite ! – Mon chéri, on ne peut pas rentrer dans la voiture, les portières sont bloquées. – Alors il faut appeler un dépanneur, maman. (Les enfants ont vraiment réponse à tout.) – C’est fait il est en route. – Ah, ok. » En attendant la dépanneuse, je me suis quand même dit : « Heureusement que j’ai commencé par les jouets et pas par l’un des enfants. Je n’ose même pas imaginer mon état de panique si l’un d’eux avait été coincé à l’intérieur de la voiture. »

À 12h05, le dépanneur m’a appelé pour vérifier où l’on se trouvait. Et 2 minutes plus tard, Khal Drogo sortait de sa dépanneuse (un homme charmant avec des mains 4 fois plus larges que les miennes). Il a ouvert la portière d’une façon aussi efficace que déconcertante. Ça lui a pris moins de 5 minutes. Il a conclu par : « Vous n’avez rien à payer, tout est pris en charge par l’assurance, au revoir madame. »

À 12h15, nous étions en route pour la maison et je peux vous assurer qu’il faisait bien frais dans la voiture 😉

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My top-10 things I enjoy most in the US (so far)

Les 10 choses que j’apprécie le plus ici (jusqu’à maintenant)

Bientôt 1 mois que nous sommes installés ici et je voulais vous faire part de ce que, personnellement, j’apprécie le plus ici. Avec le temps, je suis sûre que cette liste sera amenée à évoluer et je me demande quel regard je porterai sur celle-ci dans quelques mois mais c’est justement l’intérêt d’en faire un article aujourd’hui.

N° 10: Pas besoin de jeton pour les caddies dans les supermarchés

C’est probablement le détail auquel je ne penserai plus du tout dans quelques temps (je m’y suis d’ailleurs déjà complètement habituée) mais j’ai encore le souvenir de la première fois où je me suis garée sur le parking de notre hypermarché local. Ma première pensée a été : oups, je n’ai absolument pas de liquide ; comment vais-je faire pour le caddie ? Donc je sors de la voiture, me dirige vers le caddie le plus proche et là heureuse surprise : le caddie est complètement libre ! Aucune chaîne, et, bien entendu, aucun jeton nécessaire, le bonheur ! Cela peut sembler dérisoire mais ça a égayé ma journée. J’ai repensé à notre départ de l’aéroport de Genève avec nos 8 valises et la galère pour trouver une pièce de 2 francs suisses pour libérer un chariot à bagage. La solution est pourtant si simple…

N° 9: Le doggy bag dans les restaurants

Pour les quelques rares personnes qui ne savent pas encore ce qu’est le doggy bag, c’est la petite boîte qui permet d’emporter les restes de son repas (qui doivent théoriquement nourrir le chien, mais personne ne va venir vérifier…). Cette pratique commence à apparaître en France, mais elle a tendance à se heurter nos habitudes.

Je ne sais pas vous, mais lorsque je suis au restaurant, je me fais un devoir de finir mon assiette et ce, pour différentes raisons :

  • parce que j’ai été élevée comme ça (lorsqu’on est à table, on finit son assiette)
  • par correction pour le chef qui a bien cuisiné (si la qualité de la nourriture est à la hauteur à nos attentes, évidemment),
  • par gourmandise : même si mon estomac dit « non », je suis tout à fait capable de finir une assiette pour satisfaire mes papilles qui, elles, en redemandent
  • pour ne pas gâcher ; et c’est là, l’argument essentiel de toute société commercialisant ces doggy bags

Donc pour être honnête, lorsque j’étais en France je n’avais absolument rien contre les doggy bags, c’est juste que je n’en ai que très rarement éprouvé le besoin puisque, pour les raisons évoquées ci-dessus, je finissais presque toujours mes assiettes. J’estime d’autre part que si le chef fait son travail correctement, les portions doivent être adaptées aux besoins moyens d’un être humain…

Mais ça c’était avant…

Aux Etats-Unis, les portions sont tellement énormes qu’on dirait que le doggy bag a été inventé avant les restaurants et qu’il faut prévoir suffisamment de nourriture dans les assiettes pour pouvoir remplir le doggy bag. C’est une autre culture. J’apprends donc à vivre avec et à revoir tous mes fondamentaux mais je dois reconnaître que cette pratique a du bon : un restaurant le soir c’est un repas tout prêt assuré pour le lendemain. Le doggy bag a toutefois ses limites : certains plats ne s’apprécient vraiment pas froids ou réchauffés (c’est l’expérience qui parle). Dans ce cas, pour éviter de transformer le doggy bag en un gâchis de plus (mais à la maison, cette fois, avec la boîte en plus…), la solution est de commander une assiette pour deux (très courant ici aussi), à condition bien sûr d’avoir les mêmes goûts. Enfin pour terminer je tiens à signaler que, bien qu’étant américain, le terme doggy bag ne s’emploie plus ici. On vous comprendra, certes, mais l’expression est semble-t-il passée de mode depuis des dizaines d’années… La formule habituelle est « Could I get this wrapped up ? » (ou « boxed up ») ou demandez tout simplement une « box » (boite) et on vous comprendra.

N° 8: Le ‘bip’ associé au verrouillage centralisé des véhicules

Pour moi ça a été une grande nouveauté. Il m’a d’ailleurs fallu un peu de temps pour m’y habituer mais maintenant je trouve ça très pratique. Il s’agit en fait d’un signal sonore (genre bref coup de klaxon) qui retentit à chaque fois que vous verrouillez votre véhicule à distance. Donc sur les parkings il y a un petit concert de « bip » par ci et « bip » par là. Je ne le remarque plus tellement mais les premiers temps j’avais l’impression de me faire klaxonner sans arrêt (paranoïa de l’étrangère qui n’est pas à sa place). Maintenant je profite complètement du bénéfice de ce petit bip qui me dit gentiment : ta voiture est bien fermée.

N° 7: La place accordée aux enfants dans les lieux publics

Je m’adresse ici tout particulièrement aux parents qui ont vécu un moment de panique parce que leur petit bout ne se tenait pas bien au restaurant ou dans les grandes surfaces… Ici tout est fait pour éviter ces désagréments. Si vous arrivez au restaurant avec des enfants, on vous demande instantanément si vous avez besoin d’un réhausseur ou d’une chaise haute (qu’ils ont toujours largement en stock). Ensuite les petits ont droit à des crayons de couleur et un menu spécial incluant jeux et coloriages (finis les dessins sur la nappe avec le stylo bic de maman). Enfin, si vous le souhaitez, leurs commandes sont prises en premier et ils sont servis le plus rapidement possible.

Dans les grandes surfaces, on a parfois l’impression que les caddies ont été conçus par des enfants mais je suis sûre que toutes les mamans d’au moins 2 enfants en bas âge se sont un jour demandées : maintenant que j’ai le petit dans le siège, le grand et un paquet de couches dans le chariot, où vais-je mettre le reste de mes courses ? Les américains ont trouvé la solution !

caddie1 caddie2

Même si tout cela ne garantit en aucun cas que les enfants vont bien se tenir c’est une manière élégante de dire aux parents : vous et vos enfants êtes les bienvenus, nous connaissons les difficultés que vous pouvez rencontrer et ça n’est pas un souci (enfin c’est comme ça que je le perçois).

N° 6: L’accueil et le service à l’Américaine

Ici aucun vendeur ne vous accueillera jamais en faisant la tête ou en vous ignorant. C’est tout le contraire : un grand sourire et systématiquement « Bonjour, comment allez-vous aujourd’hui ? ». Bizarrement ça fait un bien fou d’avoir l’impression qu’on s’intéresse à vous, même quand on sait que c’est plus une formule de politesse qu’autre chose (ah, le pouvoir des mots…) Le client est roi où qu’il soit. On se mettra toujours en quatre pour vous satisfaire. Il y a des chances que vous obteniez une crêpe au sucre dans un restaurant de sushi si vous la demandez. Quand on sait que l’essentiel du salaire des serveurs est basé sur le pourboire, on comprend mieux. Mais il n’y a pas que dans les restaurants. Toutes les entreprises américaines adoptent le même fonctionnement. Dernièrement une compatriote me confiait qu’elle s’était rendue compte en arrivant chez elle qu’elle s’était trompée en choisissant ses steaks hachés. Le supermarché n’a pas hésité à lui changer son produit à pure perte puisque la boîte retournée a bien entendu été déclarée impropre à la vente et probablement mise aux ordures.

N° 5: La simplicité de la conduite aux USA

Conduire aux Etats-Unis c’est du bonheur, même dans une grande ville. Tout semble tellement logique et facile. Les rues sont larges, et même très larges. Il y a, en général, au moins 2 voies de chaque côté de la route. À chaque croisement, il y a au moins une voie réservée aux personnes souhaitant tourner à gauche et parfois une également pour celles qui tournent à droite. Les personnes souhaitant tourner à droite peuvent ‘griller’ le feu rouge (ça c’est top, même si la première fois qu’on passe au feu rouge, je dois reconnaître que c’est un peu perturbant). Les noms de rue sont clairement indiqués à chaque croisement, parfois même annoncés à l’avance. Ils sont toujours situés au même endroit et très lisibles. Ça facilite tellement les choses lorsque l’on doit se rendre à un nouvel endroit. Il faut dire que parfois tout se ressemble tellement que s’il n’y avait pas un nom indiqué à chaque rue, je ne suis pas sûre que j’arriverais à me repérer. Enfin il y a des parkings partout et les places de stationnement sont… comme le reste… agréablement larges.

N° 4: Le prix du plein d’essence

$30 pour un plein, soit environ 27 euros, qui dit mieux ? Rien à ajouter.

N° 3: Les playgrounds

J’adore emmener les enfants au parc parce que les aires de jeux sont vraiment bien conçues. D’abord elles ne sont pas ‘surchargées’ (peut-être parce qu’on en trouve un peu partout). Et je trouve les installations plus belles et tellement plus évoluées qu’en France. C’est peut-être aussi lié à leur taille. Les enfants peuvent s’y amuser pendant 1 heure sans même avoir tout essayé : des tobbogans, des ponts, des tunnels, des balançoires pour enfants de tous âges, des bacs à sable… Ce sont presque de minis parcs d’attractions.

N° 2: Les toilettes partout

Hypermarchés, mais aussi librairies, magasins de bricolage, de vêtements, d’appareils ménagers, où que vous vous trouviez, si vous avez une envie pressante, ce n’est pas un souci. Tous auront des toilettes dignes de ce nom (un côté homme, un côté femme, plusieurs wc et la plupart du temps une table à langer) et dans un parfait état de propreté. Il y a aussi de nombreuses toilettes publiques à proximité des parcs. Sinon il n’est pas mal vu de s’arrêter à Starbucks, Dunkin Donuts, Dairy Queen uniquement pour visiter leurs commodités. Je trouve cela tellement pratique, et parfois même un peu gênant quand je pense à l’état de certaines toilettes publiques dans les centres ville français ou sur les aires d’autoroute…

N° 1:  La météo!!!

Pour moi c’est mon numéro 1 parce que ça a été LA grande bonne surprise en arrivant ici. On m’avait tellement parlé du froid de l’hiver que je ne m’attendais certainement pas à ce que l’été soit si agréable. Il fait chaud, parfois même très chaud… mais la chaleur j’aime ça. Les étés sont réputés pour être humides mais le temps change si vite que même si s’il y a une averse le matin, il n’est pas rare que le soleil se montre l’après-midi. Et les orages ne font pas trop descendre les températures. La tenue quotidienne c’est short, t-shirt et tongs (les vacances, quoi). Il paraît que l’hiver arrive brutalement… On verra bien mais en attendant on profite au maximum…

A suivre.