Une histoire de probabilités

Aux Etats-Unis, on compte 10,6 décès par arme à feu pour 100 000 habitants contre 2,8 en France. Aux Etats-Unis la probabilité d’être tué lors d’une attaque à main armée est de 1 sur 358 au cours d’une vie, plus élevée que celle de mourir dans un accident de voiture (1 sur 470). La probabilité d’être tué par une balle perdue est de 1 sur 6 699 (celle de mourir dans un accident d’avion est de 1 sur 8 015).*

* Source : I.I.I. (Institut d’Information sur les Assurances) http://www.iii.org

Aaren avait rejoint l’entreprise Tomy en 2014. Elle travaillait avec passion, celle qui nous anime quand on a 25 ans, de l’ambition et la vie devant soi. Elle s’était rapidement fait remarquer pour son sérieux et son excellente compréhension du marché. C’est ce qui avait amené Morgan à lui proposer de venir le rejoindre dans son équipe, il y a quelques mois, alors qu’un poste venait de se libérer.

Je ne l’ai jamais entendu dire une chose négative à son sujet. Il se réjouissait de l’avoir à ses côtés, non seulement pour ses compétences professionnelles mais aussi pour sa très belle personnalité. Pas plus tard que la semaine dernière, elle s’étonnait que nous n’ayons toujours pas goûté les deep-dish pizza de Chicago et se proposait naturellement de venir garder les enfants pour nous libérer une soirée.

Vendredi soir, Aaren a quitté le bureau plus tôt que d’habitude. Cela lui arrivait rarement de partir avant ses collègues, mais, ce jour-là, son travail était terminé et elle se réjouissait simplement de pouvoir commencer son week-end de bonne heure. Sa colocataire l’attendait pour aller dîner.

Elle a effectué le trajet jusque chez elle, s’est garée dans sa rue. Elle est restée dans sa voiture le temps d’une conversation téléphonique avec sa sœur.

Un règlement de comptes, des gamins en train de jouer… On ne le saura probablement jamais, mais la balle a traversé la vitre, son appuie-tête avant d’être stoppée par son os frontal.

 

Aaren nous a quittés hier.

 

Je n’ai jamais été très douée avec les probabilités. Aaren s’est indéniablement trouvée au mauvais endroit, au mauvais moment. Pourtant, dans ce genre de situation, on ne peut s’empêcher de penser :

Si elle était partie un peu plus tard du travail…

Si elle avait garé sa voiture a un autre endroit…

Si elle n’avait pas été au téléphone…

Et si on changeait la législation sur les armes à feu aux Etats-Unis…

 

Publicités

Paint. Drink. Have fun.

Peindre, boire et prendre du plaisir… c’est la promesse de Pinot’s Palette, un bar à peinture situé en plein centre de Naperville. Le concept, qui semble déjà très répandu aux US, est simple : peindre une toile dans une ambiance détendue tout en sirotant un (voire plusieurs) verre de vin… Pinot’s Palette est l’une des nombreuses franchises de ce type. Près de chez nous il y a également Bottle and bottega, The chilled palette, Arts n Spirits mais en se promenant dans les autres états, on trouve aussi Painted Cork, Splash Studio bref les enseignes, dont les noms sont tous plus évocateurs les uns que les autres, ne manquent pas.

1_A-Change-In-Seasons

Crédit photo: Pinot’s Palette

Le principe est simple : il faut d’abord choisir une peinture sur le planning mensuel proposé par Pinot’s Palette puis, le jour J, se rendre à l’atelier. Sur place, un artiste explique étape par étape comment s’y prendre pour réaliser la toile. L’atelier dure 2 heures, parfois 3 suivant les modèles et le jour de la semaine. Bien entendu, aucune expérience en peinture n’est requise et chacun est libre de suivre son instinct créatif. Pour $38, l’ensemble du matériel est fourni (toile, peinture, pinceaux et tablier), mais pas les boissons ! Et chacun repart avec son œuvre.

Je me suis rendue à l’une de ces soirées avec deux françaises rencontrées par l’intermédiaire d’un réseau social bien connu. Pour cette première expérience, la date a été plus déterminante que la peinture… L’atelier commençait à 19h et les portes ouvraient à 18h30. Nous arrivons donc vers 18h40… À l’entrée, l’une des employées nous accueille chaleureusement, pointe notre nom puis nous indique les casiers pour ranger les affaires, les tabliers et nos chevalets. Première impression : on est nombreux, ou plutôt devrais-je dire nombreuses ; le public est en effet essentiellement féminin : 2 hommes pour au moins 40 femmes. Les murs sont couverts de tableaux : certains à vendre, d’autres en exposition, certains réalisés lors de soirées similaires à la nôtre, d’autres lors d’ateliers plus spécifiques (travail en groupe, avec des enfants…). Le lieu est très chaleureux, l’ambiance conviviale et la soirée s’annonce sympathique.

Ravitaillement

Ravitaillement2

Après un petit passage au bar, nous rejoignons nos places. Nos prénoms sont écrits à la craie sur la table devant notre chevalet et nous voilà face à une toile blanche. Le matériel est déjà préparé et petit problème, on manque un peu de place pour poser nos verres. Si je me permets cette précision c’est que, à mon sens, pour un endroit dont le slogan associe peinture et vin, c’est un problème… Les verres finissent cachés sous les chevalets, au moins ça évitera les erreurs au moment de rincer les pinceaux…

Toile-blanche

A 19h précise notre coach artistique prend la parole. Elle se tient sur une estrade au fond de la salle. Sur sa gauche est projetée la peinture de la soirée. Ah oui, c’est vrai c’est pour celle-ci que nous nous sommes inscrites… plutôt jolie, mais euh, ça n’a pas l’air facile, facile… bon on verra… Sur sa droite se trouve un chevalet avec une toile blanche qui nous fait face. Sur un ton plutôt humoristique, elle nous présente le personnel (qu’il ne faut pas hésiter à appeler en cas de panique sur la toile ou de panne sèche : un doigt en l’air pour le vin, deux pour les liqueurs, la main pour la peinture…). Elle nous présente le matériel : 2 pinceaux seulement pour ce soir, et dans une assiette en carton se trouve notre palette de couleurs (il s’agit de celles utilisées pour le tableau de référence mais il est tout à fait possible de demander des couleurs différentes ou des couleurs en plus – novices, nous ne nous aventurerons pas sur ce terrain-là pour ce soir…) La peinture utilisée est de la peinture acrylique ; avantage : elle sèche très vite, nous pourrons donc repartir avec nos toiles ce soir – inconvénient : elle sèche très vite, une minute pour réagir en cas de dérapage sur le pantalon ou la chemise de la voisine (et oui, on ne peut pas dire qu’on déborde de place, les artistes aux gestes amples risquent de se sentir un peu frustrés…). Après quelques recommandations supplémentaires, c’est parti, on attaque.

Coach

Chaque étape est bien expliquée par notre prof qui peint sa toile en même temps que nous. Elle nous explique comment faire les mélanges de couleurs, comment tenir les pinceaux, quels gestes adopter pour telle et telle étape. Et là, surprise, la magie opère : on se prend très vite au jeu, c’est fou le pouvoir du pinceau dans la main qui donne l’impression d’être un artiste (enfin presque). Petit à petit, le tableau prend forme et j’en oublie, presque, de boire mon vin.

Travail-en-cours2

Travail-en-cours

Les deux heures passent très vite et, au final, le résultat est très satisfaisant (enfin en tout cas pour des amateurs qui n’y connaissent rien). La soirée a été très agréable et je recommencerai avec grand plaisir. La prochaine fois, je prendrai peut-être plus de temps à étudier les peintures proposées (mais certaines soirées affichent complet très rapidement).

Fini

Photo-groupe

Alors pour conclure si on reprend les promesses de Pinot’s Palette, le contrat a-t-il été rempli ? Peindre : oui, enfin nous avons joué avec des pinceaux et de la peinture, mais le gros avantage c’est qu’on ne s’occupe de rien – même pas besoin de nettoyer les pinceaux ! Boire : un peu, mais c’est resté très secondaire. Prendre du plaisir : incontestablement ! Deux heures d’évasion où l’on ne pense à rien – je me suis sentie un peu dans le même état d’esprit que lorsque je fais du jardinage.

Le-cri

Fini2

Je suppose que la forte proportion de femmes est liée à l’annonce de Pinot sur son site « un lieu idéal pour les soirées entre filles », mais selon moi il n’y a pas de raison que les hommes n’apprécient pas tout autant ce genre de soirée. Le lieu ne se prête d’ailleurs pas vraiment aux longues conversations de filles ; notre soirée s’est terminée par une discussion d’une heure, debout sur le parking…

Voici quelques unes des autres peintures qui étaient proposées pour les ateliers du mois d’octobre:

4_Degas_Ballerinas

Crédit photo: Pinot’s Palette

6_Pumpkin-Spice

Crédit photo: Pinot’s Palette

2_A-Day-At-The-Dunes

Crédit photo: Pinot’s Palette

5_Paint-Drink-and-be-Scary

Crédit photo: Pinot’s Palette

3_Cypress-Creek

Crédit photo: Pinot’s Palette

7_Starry-Night-Chicago

Crédit photo: Pinot’s Palette

J’aimerais beaucoup essayer la vue de nuit de Chicago, mais les places partent très vite pour cet atelier. On verra bien…

Quant à ma peinture, elle a trouvé une petite place dans notre salon…

A-la-maison

Kale est donc ce légume?

Déménager, qui plus est dans un pays étranger, c’est s’approprier un nouvel environnement, se créer de nouvelles habitudes, réorganiser sa vie en fonction du lieu où l’on se trouve. Cela demande forcément quelques sacrifices, comme faire une croix sur une bonne baguette au petit-déjeuner, se passer du saucisson à l’apéro ou ne plus pouvoir sortir de chez soi sans prendre la voiture. C’est aussi une excellente occasion de tester de nouvelles choses, de faire des découvertes…

S’il y a une chose que je ne regrette absolument pas, depuis notre arrivée, ce sont les $380 d’adhésion à notre AMAP (ou CSA en anglais). Bien sûr, j’avais déjà pensé faire cette démarche en France, sans jamais aller jusqu’au bout. Il faut dire que nous avons beaucoup de chance, la ferme se trouve à moins de 4 kilomètres de notre « chez nous » américain. Et puis, lorsque l’on vit dans le pays de Monsanto, curieusement, on est plus motivé pour trouver des légumes produits sans traitements chimiques. C’est un vrai plaisir, chaque vendredi après-midi, d’être accueillis par Steve, le patron. C’est toujours l’occasion d’échanger des recettes, de parler des récoltes de la semaine, de faire des comparaisons avec la France.

Ne pas choisir ses légumes c’est aussi le meilleur moyen de découvrir ou redécouvrir certains produits et de faire évoluer sa cuisine. Par exemple, ces dernières semaines, nous avons eu le plaisir de déguster des côtes de blette (ou bette), des choux rave, du pak choi.

Et cette semaine, surprise, un légume complètement inconnu à mes yeux : le kale ! Le nom m’était familier, et j’en avais déjà mangé dans des salades composées ici mais je ne savais pas à quoi il ressemblait à l’état naturel. J’associais vaguement le mot kale à du chou (sans trop savoir pourquoi) et bien, ça ne ressemble pas du tout à du chou !

Le kale de notre panier

Le kale de notre panier

Pourtant Steve nous a confirmé qu’il appartenait bien à la même famille. Il n’en revenait pas que nous ne connaissions pas ce légume. Apparemment c’est la grande star des potagers. Tous les Américains qui ont un jardin font pousser du kale. Évidemment, depuis que nous en avons rapporté de la ferme, j’en vois partout : dans les supermarchés, sur les cartes des restaurants… C’est fou comme l’inconscient nous dirige naturellement vers ce qui nous est familier et nous cache parfois ce qui nous est inconnu. Il a précisé que, pour lui, c’est LE meilleur légume qui existe, en tous cas d’un point de vue nutritif. Il nous a expliqué comment le cuisiner : sauté à la poêle dans un peu d’huile d’olive. Mais il faut cuire les branches en premier car elles sont assez dures. Il suffit de les découper en petits tronçons et d’ajouter un peu d’ail. Puis en fin de cuisson, on ajoute les feuilles coupées en lanières. Les feuilles se mangent également crues en salade. Nous avons testé les deux et c’est délicieux !

Notre poêlée de kale

Notre poêlée de kale

Il existe plusieurs sortes de kale. Celui que nous avons cuisiné est du kale rouge de Russie. Pour la traduction de kale en français, sur Internet on trouve : chou frisé. Ce serait en fait un chou frisé non-pommé mais pour le goût, je vous assure que ça n’a absolument rien à voir.

Deux clics sur Google et je suis assez rapidement tombée sur le site d’une Américaine de New York installée en France depuis quelques années, Kristen Beddard Heimann. Kristen a été tellement surprise de ne pas trouver de kale en France qu’elle s’est fixé comme projet de réintroduire ce légume oublié en France. Et elle a très rapidement réussi à faire le buzz. Vous pouvez aller jeter un œil à son site lancé en 2012 : www.thekaleproject.com

Et si contrairement à moi, vous connaissiez déjà ce légume, c’est probablement grâce à elle. En fait je me suis rendu compte que sur beaucoup d’articles français on parle de chou kale, ce qui explique probablement pourquoi je l’associais à du chou.

En tout cas pour ceux qui n’ont jamais testé, je vous le conseille, en plus, il paraît que c’est excellent pour la santé. Et pour ceux qui ont la chance d’avoir un jardin potager, n’hésitez pas, c’est très facile à faire pousser, paraît-il. Par contre, je ne sais pas si les graines se trouvent facilement… Tenez-moi au courant.

Quelques liens pour finir:

2 articles (en français) qui parlent du kale:

Nouvel Obs: 31/08/2013 

Le Monde: 12/02/2015

Le site de notre AMAP (la ferme de Steve)

My top-10 things I enjoy most in the US (so far)

Les 10 choses que j’apprécie le plus ici (jusqu’à maintenant)

Bientôt 1 mois que nous sommes installés ici et je voulais vous faire part de ce que, personnellement, j’apprécie le plus ici. Avec le temps, je suis sûre que cette liste sera amenée à évoluer et je me demande quel regard je porterai sur celle-ci dans quelques mois mais c’est justement l’intérêt d’en faire un article aujourd’hui.

N° 10: Pas besoin de jeton pour les caddies dans les supermarchés

C’est probablement le détail auquel je ne penserai plus du tout dans quelques temps (je m’y suis d’ailleurs déjà complètement habituée) mais j’ai encore le souvenir de la première fois où je me suis garée sur le parking de notre hypermarché local. Ma première pensée a été : oups, je n’ai absolument pas de liquide ; comment vais-je faire pour le caddie ? Donc je sors de la voiture, me dirige vers le caddie le plus proche et là heureuse surprise : le caddie est complètement libre ! Aucune chaîne, et, bien entendu, aucun jeton nécessaire, le bonheur ! Cela peut sembler dérisoire mais ça a égayé ma journée. J’ai repensé à notre départ de l’aéroport de Genève avec nos 8 valises et la galère pour trouver une pièce de 2 francs suisses pour libérer un chariot à bagage. La solution est pourtant si simple…

N° 9: Le doggy bag dans les restaurants

Pour les quelques rares personnes qui ne savent pas encore ce qu’est le doggy bag, c’est la petite boîte qui permet d’emporter les restes de son repas (qui doivent théoriquement nourrir le chien, mais personne ne va venir vérifier…). Cette pratique commence à apparaître en France, mais elle a tendance à se heurter nos habitudes.

Je ne sais pas vous, mais lorsque je suis au restaurant, je me fais un devoir de finir mon assiette et ce, pour différentes raisons :

  • parce que j’ai été élevée comme ça (lorsqu’on est à table, on finit son assiette)
  • par correction pour le chef qui a bien cuisiné (si la qualité de la nourriture est à la hauteur à nos attentes, évidemment),
  • par gourmandise : même si mon estomac dit « non », je suis tout à fait capable de finir une assiette pour satisfaire mes papilles qui, elles, en redemandent
  • pour ne pas gâcher ; et c’est là, l’argument essentiel de toute société commercialisant ces doggy bags

Donc pour être honnête, lorsque j’étais en France je n’avais absolument rien contre les doggy bags, c’est juste que je n’en ai que très rarement éprouvé le besoin puisque, pour les raisons évoquées ci-dessus, je finissais presque toujours mes assiettes. J’estime d’autre part que si le chef fait son travail correctement, les portions doivent être adaptées aux besoins moyens d’un être humain…

Mais ça c’était avant…

Aux Etats-Unis, les portions sont tellement énormes qu’on dirait que le doggy bag a été inventé avant les restaurants et qu’il faut prévoir suffisamment de nourriture dans les assiettes pour pouvoir remplir le doggy bag. C’est une autre culture. J’apprends donc à vivre avec et à revoir tous mes fondamentaux mais je dois reconnaître que cette pratique a du bon : un restaurant le soir c’est un repas tout prêt assuré pour le lendemain. Le doggy bag a toutefois ses limites : certains plats ne s’apprécient vraiment pas froids ou réchauffés (c’est l’expérience qui parle). Dans ce cas, pour éviter de transformer le doggy bag en un gâchis de plus (mais à la maison, cette fois, avec la boîte en plus…), la solution est de commander une assiette pour deux (très courant ici aussi), à condition bien sûr d’avoir les mêmes goûts. Enfin pour terminer je tiens à signaler que, bien qu’étant américain, le terme doggy bag ne s’emploie plus ici. On vous comprendra, certes, mais l’expression est semble-t-il passée de mode depuis des dizaines d’années… La formule habituelle est « Could I get this wrapped up ? » (ou « boxed up ») ou demandez tout simplement une « box » (boite) et on vous comprendra.

N° 8: Le ‘bip’ associé au verrouillage centralisé des véhicules

Pour moi ça a été une grande nouveauté. Il m’a d’ailleurs fallu un peu de temps pour m’y habituer mais maintenant je trouve ça très pratique. Il s’agit en fait d’un signal sonore (genre bref coup de klaxon) qui retentit à chaque fois que vous verrouillez votre véhicule à distance. Donc sur les parkings il y a un petit concert de « bip » par ci et « bip » par là. Je ne le remarque plus tellement mais les premiers temps j’avais l’impression de me faire klaxonner sans arrêt (paranoïa de l’étrangère qui n’est pas à sa place). Maintenant je profite complètement du bénéfice de ce petit bip qui me dit gentiment : ta voiture est bien fermée.

N° 7: La place accordée aux enfants dans les lieux publics

Je m’adresse ici tout particulièrement aux parents qui ont vécu un moment de panique parce que leur petit bout ne se tenait pas bien au restaurant ou dans les grandes surfaces… Ici tout est fait pour éviter ces désagréments. Si vous arrivez au restaurant avec des enfants, on vous demande instantanément si vous avez besoin d’un réhausseur ou d’une chaise haute (qu’ils ont toujours largement en stock). Ensuite les petits ont droit à des crayons de couleur et un menu spécial incluant jeux et coloriages (finis les dessins sur la nappe avec le stylo bic de maman). Enfin, si vous le souhaitez, leurs commandes sont prises en premier et ils sont servis le plus rapidement possible.

Dans les grandes surfaces, on a parfois l’impression que les caddies ont été conçus par des enfants mais je suis sûre que toutes les mamans d’au moins 2 enfants en bas âge se sont un jour demandées : maintenant que j’ai le petit dans le siège, le grand et un paquet de couches dans le chariot, où vais-je mettre le reste de mes courses ? Les américains ont trouvé la solution !

caddie1 caddie2

Même si tout cela ne garantit en aucun cas que les enfants vont bien se tenir c’est une manière élégante de dire aux parents : vous et vos enfants êtes les bienvenus, nous connaissons les difficultés que vous pouvez rencontrer et ça n’est pas un souci (enfin c’est comme ça que je le perçois).

N° 6: L’accueil et le service à l’Américaine

Ici aucun vendeur ne vous accueillera jamais en faisant la tête ou en vous ignorant. C’est tout le contraire : un grand sourire et systématiquement « Bonjour, comment allez-vous aujourd’hui ? ». Bizarrement ça fait un bien fou d’avoir l’impression qu’on s’intéresse à vous, même quand on sait que c’est plus une formule de politesse qu’autre chose (ah, le pouvoir des mots…) Le client est roi où qu’il soit. On se mettra toujours en quatre pour vous satisfaire. Il y a des chances que vous obteniez une crêpe au sucre dans un restaurant de sushi si vous la demandez. Quand on sait que l’essentiel du salaire des serveurs est basé sur le pourboire, on comprend mieux. Mais il n’y a pas que dans les restaurants. Toutes les entreprises américaines adoptent le même fonctionnement. Dernièrement une compatriote me confiait qu’elle s’était rendue compte en arrivant chez elle qu’elle s’était trompée en choisissant ses steaks hachés. Le supermarché n’a pas hésité à lui changer son produit à pure perte puisque la boîte retournée a bien entendu été déclarée impropre à la vente et probablement mise aux ordures.

N° 5: La simplicité de la conduite aux USA

Conduire aux Etats-Unis c’est du bonheur, même dans une grande ville. Tout semble tellement logique et facile. Les rues sont larges, et même très larges. Il y a, en général, au moins 2 voies de chaque côté de la route. À chaque croisement, il y a au moins une voie réservée aux personnes souhaitant tourner à gauche et parfois une également pour celles qui tournent à droite. Les personnes souhaitant tourner à droite peuvent ‘griller’ le feu rouge (ça c’est top, même si la première fois qu’on passe au feu rouge, je dois reconnaître que c’est un peu perturbant). Les noms de rue sont clairement indiqués à chaque croisement, parfois même annoncés à l’avance. Ils sont toujours situés au même endroit et très lisibles. Ça facilite tellement les choses lorsque l’on doit se rendre à un nouvel endroit. Il faut dire que parfois tout se ressemble tellement que s’il n’y avait pas un nom indiqué à chaque rue, je ne suis pas sûre que j’arriverais à me repérer. Enfin il y a des parkings partout et les places de stationnement sont… comme le reste… agréablement larges.

N° 4: Le prix du plein d’essence

$30 pour un plein, soit environ 27 euros, qui dit mieux ? Rien à ajouter.

N° 3: Les playgrounds

J’adore emmener les enfants au parc parce que les aires de jeux sont vraiment bien conçues. D’abord elles ne sont pas ‘surchargées’ (peut-être parce qu’on en trouve un peu partout). Et je trouve les installations plus belles et tellement plus évoluées qu’en France. C’est peut-être aussi lié à leur taille. Les enfants peuvent s’y amuser pendant 1 heure sans même avoir tout essayé : des tobbogans, des ponts, des tunnels, des balançoires pour enfants de tous âges, des bacs à sable… Ce sont presque de minis parcs d’attractions.

N° 2: Les toilettes partout

Hypermarchés, mais aussi librairies, magasins de bricolage, de vêtements, d’appareils ménagers, où que vous vous trouviez, si vous avez une envie pressante, ce n’est pas un souci. Tous auront des toilettes dignes de ce nom (un côté homme, un côté femme, plusieurs wc et la plupart du temps une table à langer) et dans un parfait état de propreté. Il y a aussi de nombreuses toilettes publiques à proximité des parcs. Sinon il n’est pas mal vu de s’arrêter à Starbucks, Dunkin Donuts, Dairy Queen uniquement pour visiter leurs commodités. Je trouve cela tellement pratique, et parfois même un peu gênant quand je pense à l’état de certaines toilettes publiques dans les centres ville français ou sur les aires d’autoroute…

N° 1:  La météo!!!

Pour moi c’est mon numéro 1 parce que ça a été LA grande bonne surprise en arrivant ici. On m’avait tellement parlé du froid de l’hiver que je ne m’attendais certainement pas à ce que l’été soit si agréable. Il fait chaud, parfois même très chaud… mais la chaleur j’aime ça. Les étés sont réputés pour être humides mais le temps change si vite que même si s’il y a une averse le matin, il n’est pas rare que le soleil se montre l’après-midi. Et les orages ne font pas trop descendre les températures. La tenue quotidienne c’est short, t-shirt et tongs (les vacances, quoi). Il paraît que l’hiver arrive brutalement… On verra bien mais en attendant on profite au maximum…

A suivre.